Dictionnaire Étymologique de l'Ancien Français

Appréciation du DEAF

Justitia

David Trotter, Romanische Forschungen 123 (2011), p. 287-290 [288-289]:

«Dans un contexte scientifique où les projets de longue haleine souffrent, il est rassurant de constater que chez le DEAF, on n’est pas à bout de souffle. Il y a lieu de féliciter non seulement les rédacteurs et la commission scientifique, mais aussi l’Académie de Heidelberg qui les soutient. [...] Ce fascicule est à la hauteur de ses prédécesseurs et ne fait que souligner l’importance du DEAF surtout à deux égards: en ce qui concerne la lexicographie historique du français, mais aussi pour son rôle exemplaire dans la méthodologie lexicographique. Qui veut apprendre comment rédiger un dictionnaire, lira avec profit le DEAF. [...]

L’ancien français n’était pas uniquement exportateur mais aussi importateur de mots (dont bon nombre seront retransmis dans des langues voisines). Il a une importance capitale dans la transmission du savoir et comme langue de culture à travers l’Europe cultivée de l’époque. Le DEAF est devenu pour ceux et celles qui le connaissent, la clé essentielle pour accéder à ce monde et pour le comprendre.»


Ralph Dutli, un echo littéraire:

Dans le post-scriptum de son essai “Fliegende Esel. Die unmögliche Poesie der Fatrasien”, qui clôt son volume de traductions de fatrasies, Ralph Dutli écrit: «Noch ein Glücksfall: Als ich 1994 von Paris nach Heidelberg kam, ahnte ich nicht, dass es auch ein Umzug in eine Stadt war, in der die altfranzösische Sprache sozusagen eine Gesandtschaft unterhielt. Ausgerechnet in meinem Wohnort Heidelberg entsteht das DEAF (‘Dictionnaire Etymologique de l'Ancien Français’) ein bewunderungswürdiges Unternehmen, alle Wörter des Altfranzösischen in ihrer Bedeutung und Wortgeschichte zu erfassen Ein fünfköpfiges Team (Stephen Dörr, Marc Kiwitt, Frankwalt Möhren, Thomas Städtler, Sabine Tittel) ist mit dieser stillen Kathedrale aus lauter Wörtern beschäftigt. Wenn selbst die Luft am Neckar von altfranzösischen Wörtern schwirren darf, ist der Gang zu den Fatrasien nicht abwegig, die Reise an den Fluss Scarpe, der durch Arras fließt. Die Poesie ist der jenseits von Raum und Zeit alle Flüsse einigende Fluss. Botschaft an Freunde: Scarpe diem, Neck-Arras.» (Ralph Dutli, Fatrasien. Absurde Poesie des Mittelalters, 2010, p.138)


Gilles Roques, «Typologie des glossaires des éditions de textes de français médiéval», Séminaire doctoral n° 1: Langues et glossaires, Liège 17 mai 2010 (Eurolab: Dynamique des langues vernaculaires dans l'Europe de la Renaissance. Acteurs et lieux), p. 6-7. Accessible en ligne: eurolab.meshs.fr):

«[...] C’est que l’auteur d’un glossaire doit aussi s’informer des problèmes de la lexicologie. En la matière, il faut des guides sûrs et, partant du principe qu’un bon lexicologue est un lexicologue mort, je citerai trois noms, dont les travaux sont constamment présents à mon esprit: Lecoy 1984 et 1988, Henry 1960 et 1996 et Baldinger 1990. Pour les vivants, je citerai Möhren 1986, Städtler 1988, piliers du monumental Dictionnaire étymologique de l’ancien français (DEAF), qui oeuvre pour le renouveau des études sur le lexique de l’ancien français, Trotter 2005, qui pilote le remarquable The Anglo-Norman Dictionary (AND), et Matsumura 1999, qui est un excellent connaisseur de nos anciens textes et des régionalismes.»


Giovanni Palumbo, Medioevo Romanzo 33 (2009), p. 230:

«Come di consueto, le differenti entrate contengono, sparpagliati qua e là, dei veri e propri microsaggi di filologia, che forniscono una sorta di recensione permanente a tutte le edizione critiche di riferimento.»


David Trotter, Romanische Forschungen 121 (2009), p. 550-552:

«Personne ne comprend mieux que les rédacteurs de dictionnaires qu’en dépit de leur statut et de leur autorité, les dictionnaires ne sont jamais définitifs. Depuis longtemps, cependant, le DEAF est en train d’infirmer cette règle pour devenir au fil des années et des fascicules, un ouvrage quasi-définitif et en tout cas, inégalé, et irremplaçable. Les trois premiers fascicules de J montrent encore une fois pourquoi. Premièrement, une équipe bien rôdée et bien formée. [...] Deuxièmement, la rigueur et peut-être surtout l’honnêteté intellectuelle qui caractérisent depuis longtemps le DEAF. [...] Troisième (ou première...) garantie de qualité: l’éxhaustivité du travail sur les textes (ad fontes), que ce soit pour vérifier le sens d’une attestation, ou pour alimenter les articles. [...] Quatrième élément du DEAF qu’il faut souligner : un souci constant et louable d’innovation. [...] Enfin, cinquième atout, une collaboration visiblement étroite et efficace avec d’autres projets lexicographiques et avec d’autres chercheurs. [...] La présentation typographique est excellente; la reliure a su résister aux vents des plages des Côtes d’Armor (olim : du Nord), où nous avons lu ces trois fascicules. A la bibliothèque, aussi, le DEAF est vivement conseillé aux spécialistes de la langue française, qu’ils soient médiévistes ou non, car comme nous l’avons déjà signalé auparavant, c’est un dictionnaire qui refait avec une très grande compétence non seulement l’histoire du lexique de l’ancien français, mais du français tout court.»


Gilles Roques, «Outils lexicographiques et matériaux lexicaux dans le domaine du français médiéval», in: Maria Colombo/Monica Barsi (éds.), Lexicographie et lexicologie historiques du français. Bilans et perspectives, Monza (Polimetrica) 2008, p. 25-50 [30]:

Continué et perfectionné par un élève de Baldinger, F. Möhren, auquel vient de succéder un élève des deux, Th. Städtler, il constitue un superbe couronnement philologique de la science allemande, rédigé en français, à une époque où précisément la science allemande a abandonné le terrain de la philologie, au moins pour le français.


Philippe Ménard, Zeitschrift für romanische Philologie 123 (2007), p. 361-354 [364]:

«Il faut savoir beaucoup de gré aux rédacteurs pour la belle persévérance dont ils font preuve. En scrutant lentement les vieux textes, ils découvrent, cachés dans l’ombre, des mots et des sens qui avaient échappé aux lecteurs trop habiles et trop pressés. Sous la poussière des siècles ils trouvent de l’or.»


Robert Martin, Romania 123 (2005), p. 236-238:

«La rédaction du DEAF se poursuit avec une rigueur digne de tous éloges. Après G et H (et les index correspondants), voici achevée la lettre I et fort bien engagée la lettre J. La méthode reste inchangée: on est ébloui par la richesse de la documentation et par la précision exemplaire de son traitement.»


Philippe Ménard, Zeitschrift für romanische Philologie 120 (2004), p. 544-547:

«Ce volume présente les mêmes caractères que les précédents: nombreuses investigations conduites sur les sources elles-mêmes, dans les cas difficiles sur les mss., rectifications de dates et de sens, attention portée aux premières attestations, informations étendues sur les graphies, discussion des interprétations anciennes, exploitation de textes techniques, recherche délibérée des mots rares et des emplois isolés, corrections faites au FEW, apports considérables, notamment dans ce fascicule, sur le vocabulaire des textes savants du XIVe siècle.»


David Trotter, A companion to Ancrene Wisse (2003), p. 89:

«The ground-breaking Dictionnaire Etymologique de l'Ancien Français (DEAF) in Heidelberg (1971-) contains, in its richly-detailed discussions of etymology, usage and semantics, far and away the most comprehensive treatment of the lexis of medieval French which has yet been attempted. It is gratifying to note that Anglo-French is fully integrated into this most impressive dictionary.»


Gilles Roques, Revue de Linguistique romane 65 (2001), p. 272:

«La vaillante équipe du DEAF accélère toujours son allure, ce qui est de bon augure pour son avenir, auquel nous sommes de plus en plus nombreux à être très attachés [...] la méthode est parfaite et nous attendons déjà le premier fascicule de I, qui est déjà sous presse.»


David Trotter, French Studies 55 (2001), p. 582-83 [582]:

«The appearance of the last fascicle of the DEAF's 'H' is of major significance not only for those working on French (modern as well as medieval), but also for the history of the impact of the Germanic languages (English, Dutch, various forms of German) on French. [...] By any standards the DEAF is a remarkable dictionary, and these four fascicles (an index is to follow) confirm the depth and breadth of analysis. [...] What the DEAF provides is nothing less than a complete, minutely-detailed rewriting of the history of French vocabulary [...].»


Remo Bracchi, Salesianum 63 (2001), p. 419-20:

«Il fascicolo [=H3] contiene trattazioni magistrali così dal punto di vista della ricostruzione filologica delle forme tramandate come ancora da quello dello schizzo della fisionomia semantica o a quello della comparazione etimologica. L'erudizione storica e l'acume linguistico si incontrano e si compongono nel consegnarci articoli che valgono vere e proprie monografie.»


Takeshi Matsumura, Language, Information, Text 7 (2000), p. 89-94 [94]:

«En attendant sa suite, on devra lire et relire le présent fascicule du DEAF que l'équipe dirigée par Frankwalt Möhren a réalisé avec une minutie exemplaire.»


Takeshi Matsumura, Revue de Linguistique romane 62 (1998), p. 265ff.:

«On retrouve ici les fruits de leur travail qui est devenu une tradition: réflection approfondie sur l'étymologie (voir hardi¹, etc.), précision sur l'évolution des emplois, critique des sources [...], dégagement d'un sens principal qui sous-tend les occurrences variées [...], examen des hapax. Quand on pense au nombre restreint des rédacteurs, on ne peut qu'admirer le rythme accéleré qui semble être en un sens comme un contre-la-montre. [...] Le DEAF qu'il faut lire et relire sans cesse mérite une «aide désintéressée» de «chercheurs et d'amateurs de la langue».»


Franz Lebsanft, Revue de Linguistique romane 62 (1998), p. 262ss.:

«Nous en savons gré à ses rédacteurs méticuleux qui ont le grand mérite de faire le point sur une discipline si fondamentale pour l'histoire de la langue française et en constante évolution (par l'accroissement et l'amélioration des matériaux ainsi que par la modification des points de vue) et d'établir les standards pour toute entreprise de lexicographie historique à venir.»


May Plouzeau, Revue des Langues romanes 101 (1997), p. 237ss.:

«... Bref, l'éclat du jeune dictionnaire fait pâlir tous ses devanciers. Il va sans dire que le contenu est digne de cette présentation et aucun doute n'est permis: le dictionnaire a trouvé un rythme, la respiration de l'ouvrage est celle d'un être en pleine santé, dans ce corps vivant, le chief et les membres se répartissent harmonieusement les tâches.»


Jean-Pierre Chambon, Zeitschrift für romanische Philologie 107 (1991), p. 179-181 [181]:

«Il va sans dire que, tel quel, le DEAF est et demeure aux premiers rangs de la lexicographie/lexicologie française, dans le paysage de laquelle il a acquis une place originale et joue un rôle extrêmement stimulant.»


Jean-Pierre Chambon, Zeitschrift für romanische Philologie 105 (1989), p. 532-535 [533]:

«Les faits sont établis avec une rigueur véritablement exemplaire, les analyses sont finement menées et rien n'est jamais laissé dans l'ombre. Il faut dire, ou redire, ici que le DEAF n'est pas seulement ce qu'annonce son titre: c'est aussi le meilleur modèle de description du lexique d'une langue romane médiévale. [...] Bref, on a là une contribution majeure à la lexicologie romane.»


Johannes Kramer, Zeitschrift für französische Sprache und Literatur 99 (1989), p. 291-293 [293]:

«Der wichtigste Nutzen des etymologischen Kommentars im DEAF ist sicherlich darin zu sehen, daß er den jüngsten Stand der Diskussion dokumentiert und somit die nach mehreren Jahrzehnten sicherlich notwendige Aktualisierung der entsprechenden Artikel des FEW darstellt. Mit dem DEAF wird also sozusagen dem Veralten des FEW ein Riegel vorgeschoben [...].»


Hans Dieter Bork, Zeitschrift für romanische Philologie 87 (1975), p. 102-109 [106]:

«Der DEAF begnügt sich nicht mit der ungeprüften Zusammenstellung fremder Materialien, sondern überprüft sie, teilweise bis zur Handschrift, und zieht in stetig steigendem Maße eigene Exzerptionsergebnisse heran.»


Max Pfister, Zeitschrift für romanische Philologie 91 (1975), p. 176-188 [187-188]:

Neben der beachtlichen Materialergänzung zu den beiden afr. Standardwerken Gdf und TL wird der DEAF für alle Mediävisten unentbehrlich werden wegen des hervorragenden philologischen und wortgeschichtlichen Kommentars, der eine neue Grundlage schafft für die altfranzösische Lexikologie und Textkritik. [...] Die eingeschlagene methodologische Ausrichtung, die übersichtliche Drucklegung und der bisher gezeigte Arbeits- und Publikationsrhythmus sind vorbildlich. Im Interesse einer kontinuierlichen Fortsetzung dieser Forschungsarbeit ist nur zu hoffen, daß auch die notwendigen Subventionen für dieses wichtige Grundlagenwerk weiterhin zur Verfügung stehen.


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